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OPERATION BUCARAMANQUEE ! 24-07-2012

Après un périple italien loupé en 2011 d’un avis unanime, on attendait de voir quelle bataille les Bleus de France allaient livrer en Colombie cette année. Les filles et les minots revenus sans médaille de Bucaramanga, on espérait beaucoup des Seniors. Le bilan est sans appel. Cinquièmes l’an dernier, les Tricolores terminent sixièmes et perdent un rang sur l’échiquier international. Deux en deux années. Une place qui leur permet toutefois de décrocher un billet qualificatif aux World Games 2013 de Cali. Battus par les Canadiens, les Tchèques, les Italiens et les Suisses, les Français ont paradoxalement produit du jeu et ont été solides défensivement. Mais l’absence d’efficacité offensive a privé la troupe de Bernard Seguy d’espérer meilleur sort. Débriefing de cette campagne colombienne avec Julien Thomas l’arrière français aux quatorze brisques, et Benjamin Tijou, l’aiglon des Bleus. L’Angevin pointe du doigt l’inefficacité offensive, comme beaucoup l’ont fait, mais aussi le surplus de pénalités reçues. Le Rethélois quant à lui l’assure, la condition physique ne fait pas tout, l’expérience et le mental demeurent essentiels…
RHAF : Benjamin, vous avez fait en Colombie vos premiers pas sous le maillot bleu dans un championnat du monde. Quelques jours après la fin de cette compétition, quel est votre bilan, d’un point de vue personnel, mais aussi collectif?
Benjamin Tijou :
« D’un point de vue personnel, ce fut une expérience enrichissante, avec un groupe France ouvert et agréable à vivre. Le fait de participer à des matchs de niveau international était une appréhension, mais je suis content de mon jeu sur ce Mondial. Il faut que j’arrive à mieux lire la vitesse des joueurs adverses, ce qui m’a valu certaines pénalités. D’un point de vue collectif, je connaissais déjà les Mondiaux dans la peau de membre du staff (kiné du groupe France féminin, ndlr), donc je savais à quoi m’attendre vis à vis de ces derniers, sur et en dehors du terrain. L’alchimie entre les anciens et les nouveaux fut bonne. Le groupe qui a bien vécu, et le staff a répondu aux attentes des joueurs en terme de communication. »

RHAF : Julien,  pour vous ce n’était pas une première, que pourriez-vous dire au sujet de cette édition colombienne?
Julien Thomas :
« J’ai en effet disputé en Colombie mes quatorzièmes championnats du monde. Il n’y a vraiment rien à redire au niveau de l’organisation, à part peut être sur le couac de la cérémonie d’ouverture où nous avions eu un mauvais horaire (la France a manqué la cérémonie d’ouverture en raison d’une mésentente sur l’horaire de celle-ci, ndlr). Pour le reste, tout s’est bien passé. Nous étions dans un hôtel où les gens étaient charmants et la cohabitation avec les forces de l’ordre s’est déroulée sans aucun problème, nous permettant ainsi de découvrir la ville sans mauvaises surprises. »
Benjamin Tijou : « On est capables de marcher sur tous nos adversaires ! »

EdF2012bis

RHAF : Une expérience en dehors du terrain agréable donc, par contre, au niveau du terrain le bilan est bien plus que mitigé n’est-ce-pas ?
BT :
« Le résultat final est bien sûr décevant. Nous n’avons pas eu de victoire sur les matchs contre les grandes nations. Tout n’a pas été négatif, on arrive à produire du jeu dans toutes les rencontres, on est capable de marcher sur tous nos adversaires à certains moments, mais le gros point négatif fut cette efficacité devant la cage qui nous a fuit. Si vous  ajoutez à cela des infériorités trop rarement tuées, et bien ça fait basculer un match en notre défaveur. Sur des matchs internationaux, on s’aperçoit que ça se joue à un ou deux buts et les équipes efficaces en unités spéciales sont celles qui gagnent. Comment peut-on perdre contre l’Italie, en shootant trois fois plus qu’eux ? En ayant cette impression en fin de match de ne pas avoir été dangereux ? Nous avons produit du beau jeu, mais on n’est pas tueurs, c’est un peu le syndrome France de ces dernières années. »

RHAF : Avec de courtes défaites face aux grandes nations et des matchs qui se jouent finalement à des détails, pensez-vous avoir été en quelque sorte handicapés par une préparation collective raccourcie et donc le manque de moyen dont il a été question ?
JT :
«  Non, je pense honnêtement que nous n’étions pas moins bien préparés. L’an passé, en Italie, nous n’avions pas été bons du tout, voire carrément mauvais. Alors oui, on avait bien fini en se raccrochant à la cinquième place. Cette année, c’est différent puisqu’on finit sixième alors que l’on ne déjoue pas. Le problème, et c’est ce qui nous fait défaut une nouvelle fois, c’est que pour obtenir une médaille, il faut être prêt tous ensemble le jour J. Or, une fois encore, certains ne sont jamais arrivés en Colombie, ou alors pas au top de leur forme. »

Julien Thomas : « Si on ne se qualifie pas pour les World Games,
autant arrêter le roller hockey tout de suite ! »

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RHAF : Cette sixième place vous ouvre cependant les portes des World Games 2013, mais êtes-vous d’accord pour dire que cette qualification ne sauve pas votre Mondial ?
JT : « C’est clair que ça ne sauve pas notre Mondial. C’était un de nos objectifs, nous l’avons atteint, et tant mieux parce que si tu te qualifies pas aux World Games au vu de la formule des championnats du monde, autant arrêter le roller hockey tout de suite. On fait un mauvais Mondial italien et on termine cinquièmes, j’ai envie de dire que l’on a eu l’an dernier que ce qu’on a mérité. Ici, c’est clair que cette sixième place est plus frustrante, on ne pourra pas nous reprocher de ne pas avoir joué. Nous avons été bons sur certaines parties de match, mais pas assez tueurs devant la cage, Au hockey, pour gagner, il faut être efficace dans le dernier geste, et maintenant c’est à chacun d’entre nous de travailler dans ce sens pour y arriver. Les tests physiques, aller courir, c’est bien mais il faut aussi aller à la muscu, travailler son jeu. Aller prendre des tirs et quelques coups à la glace peut aussi être une solution et faire le plus grand bien, histoire d’emmagasiner du temps de jeu et être prêt à la fois physiquement et techniquement au moment voulu ! »

RHAF : L’année prochaine, vous disputerez donc Mondiaux et World Games. Sur quoi allez-vous devoir travailler dans les regroupements à venir afin d’arriver fin prêts pour ces deux évènements ?
BT :
« Il va surtout falloir solidifier notre jeu pour le futur. On s’aperçoit que des nations comme la Colombie et la Lettonie arrivent à grand pas, et tous les matchs l’an prochain seront serrés. Je reste persuadé qu’il ne nous a pas manqué grand chose pour être dans le dernier carré cette année, comme il n’a pas manqué grand chose aux Suisses pour sortir les Tchèques ou aux Lettons pour éliminer les Etats-Unis. Un Mondial se joue sur des détails, et nous avons maintenant un an pour y remédier. »

 

Propos recueillis par Mathieu Laforgue

Source RHAF

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